Par le conservateur, mardi 3 juin 2008 à 23:25
Je lis, sous la plume de l'AFP :
" Le tribunal de grande instance de Bobigny a débouté le patron d'une PME du bâtiment qui réclamait l'expulsion par la force des salariés sans-papiers en grève occupant l'entreprise depuis le 22 mai.
Dans son ordonnance, le juge des référés estime que la grève avec occupation de l'entreprise Griallet menée par la quasi-totalité des salariés (21 grévistes, dont 19 sans-papiers, sur 26 salariés) s'inscrit dans le "cadre normal de l'exercice du droit de grève", n'a pas occasionné d'entraves, et donc "ne constitue pas un trouble manifestement illicite".
Il déboute le patron de sa demande formée contre cinq de ses salariés, dont quatre sans-papiers, et le responsable de l'union locale CGT de Montreuil. Les ouvriers de cette entreprise de démolition s'étaient massivement mis en grève le 22 mai au lendemain de la suspension de leurs contrats par leur employeur, rejoignant le mouvement de grève des sans-papiers lancé à la mi-avril en Ile-de-France pour leur régularisation."
Ma réaction ? Tant mieux ! Dans cette affaire, les plus coupables ne sont pas les clandestins ni les syndicats. Les clandestins sont des opportunistes qui profitent d'un système poreux et incitatif. Pour autant, ils doivent être expulsés, si l'on pense que la Loi n'est pas un vain mot. Les syndicats - et plus précisément la CGT, pour leur part, trahissent les classes populaires en prenant parti pour des "casseurs de salaire" et des "casseurs d'ascenseur social" utilisés comme tels par les patrons, mais ils profitent d'une nouvelle clientèle pour tenter de survivre. Les plus coupables, vous le devinez, sont les patrons voyous, ceux qui veulent s'acheter plus vite une nouvelle Cayenne par un incivisme inouï. C'est sur ces collabos bling-bling qu'il faut taper, et le plus fort possible. Quand un bon paquet d'entreprises et de restaurants auront mis la clé sous la porte à cause des occupations de clandestins, les autres patrons tentés par l'aventure de l'illégalité et de l'irresponsabilité réfléchiront peut être à deux fois avant de cracher sur leur pays et leurs concitoyens.
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